_______Laisse tomber. Ce n'est juste pas ma journée. J'en ai marre. Raz le bol. J'voudrais partir. Oui, c'est ça. Partir. Allez autre part. Voir d'autres gens. Ou revoir simplement des gens que j'ai envie de voir. Oui, des gens que je n'ai jamais l'occasion de voir, ou trop peu l'occasion de voir. Je veux partir loin et changer d'air. Je veux que tout redevienne comme avant. Je veux qu'on soit encore nous. Je veux que tu sois encore à mes côtés. Et je veux par dessus tout pouvoir encore me dire : 'je vais les rencontrer'. Mais bordel pour le moment on se retrouve avec tout le contraire. Je n'arrive à rien. Rien du tout. Je n'en peux plus, et je craque chaque jour un peu plus. Je veux dire ça va faire un an qu'il est parti, et rien n'a encore changé dans ma tête. Pour moi il est toujours vivant. Pour moi il est toujours là, et il le sera toujours. Je pensais pourtant que voir cet amas de terre me remettrait les idées en place, mais rien à voir. Bien au contraire. C'est comme si ça ne changeait rien. Comme si de toute façon tout ce que je verrais ne suffirait pas pour me persuader que oui, il n'est plus là. Que non, je ne le verrais plus. Et que de toute façon, quoi que je fasse je ne pourrais plus le prendre dans mes bras. Je veux aller en Allemagne avec Elle, parce que je sais que si on le fait ce sera des vacances de rêve et que ce sera plus que merveilleux. Oui, c'est ça. Je veux l'Allemagne et ces habitants. Je veux encore et encore le voir. Je veux encore et encore l'entendre chanter cet imbécile. Je veux encore et encore le voir danser comme un con. Je veux encore et encore le voir suer comme un porc à force de taper. Je veux encore et encore voir ses sourires de merde pour essayer de nous prouver qu'il est bien le plus beau du monde. Je veux tout ça. Oui, je veux ces quatre mecs là dans ma chambre tout de suite. Là, je me sentirais peut être un peu mieux. Et encore, je n'en suis pas sûre du tout. Pouah. C'est beau de rêver, même si je les avais avec moi je pourrais encore trouver quelque chose à reprendre et dont je pourrais me plaindre. Non, mais je veux dire. C'est vrai, j'ai la vie dont tout le monde rêve : les parents qui payent les études, le logement et tout le reste. J'ai une famille, oui presque une vraie 'famille'. Et même avec ça j'arrive encore à me plaindre. Non, mais vous ne pouvez pas comprendre de toute façon. C'est la vie. Apprenez que je ne suis jamais satisfaite avec ce que j'ai. C'est un de mes nombreux défauts. Jamais de chez jamais. Et là, ce soir. Je pète mon câble. J'ai envie de crier sur tous les toits que oui, moi, je ne suis pas bien ce soir. Oui, ce soir il y a quelque chose qui ne va pas. Ce soir quelque chose manque. Ce soir un truc me frustre. Un truc m'agace, mais je suis encore incapable de dire ce que c'est. Dans une petite semaine je vais revoir mon Hippo. Si vous saviez comme je me suis attachée à ce petit bout, et si vite. C'est effrayant. Aussi effrayant que quand je m'étais attachée à Gusti. Oui, c'est affreusement effrayant. On va se revoir à Paris et ça va être grandiose. Je le sens. Mais ce n'est que dans une semaine. Ca va faire plus de cinq jours que je n'ai plus de nouvelles de petite brunette. Pas énorme et pourtant. Elle me manque violemment. Quand on se voit on a tellement de choses à se dire qu'on n'a jamais le temps de tout terminer et qu'on se quitte désolées de déjà devoir se quitter. Inquiétant non ? Alors, oui. Je pense qu'il est temps que je puisse la voir pour qu'on puisse encore parler comme nous le faisions l'année passée. Comme nous le faisions en attendant dans la file d'attente pour un concert de Tokio Hotel. Oui, Tokio Hotel. Ah, ce groupe. Ces espèces de petits cons d'allemands. Ces espèces de connards qui reviennent doucement mais sûrement sur la scène internationale histoire d'y retrouver la place qu'ils semblaient avoir abandonner. Quedal. Ils étaient juste partis faire une pause mes petits, ils ne nous ont jamais 'abandonné' disent-ils. Uh. J'ai toujours beaucoup de mal à prendre ses paroles aux mots. Il a été tellement hypocrite dans toutes les choses qu'il a fait, que non. Mensonge. Alors oui, ils reviennent. Les extraits sont diffusées sur Internet. Je tombe dessus. Et je saute de joie. Je pleure de joie. Je hurle de joie. J'écoute cet extrait de moins de trente secondes en boucle pour entendre encore et encore son 'hello' . Pour l'entendre me dire bonjour, et me dire qu'il n'appartient à personne. Et surtout pour me dire qu'ils sont encore & toujours là. Qu'ils reviennent pour le meilleur et le pire. Mais bordel pourquoi tout ce temps ? Oui, oui. Vous aviez besoin de temps pour écrire ce tout nouvel opus, cet opus si différent qui vous espérez ferra plaisir à tous les fans. Et si je vous dis qu'il ne va pas me plaire vous me dites quoi ? Ok, c'est vrai. Je mens puisqu'il va forcément me plaire. Mais et alors ? Imaginez ! Ce serait dommage d'avoir prit tout ce temps pour rien non ? On verra de toute façon, le 2 octobre je vous dirais ce que j'en pense de la nouvelle merveille du monde. On verra bien. J'en ai marre de toujours parler d'eux n'empêche. Ca aussi c'est une chose que j'aimerai : devenir beaucoup moins dépendante de Tokio Hotel, de leur musique et de la musique dans sa globalité. Raz le bol de toujours pleurer sur une musique que j'ai choisi au préalable parce que j'ai soudainement une envie de pleurer. Raz le bol de ne pas trouver des mots pour décrire une situation, et simplement citer des paroles de chansons. Bordel. J'aime la musique c'est tout. J'crois que je ne pourrais plus m'en passer maintenant que j'ai plongé dedans. C'est fini. Et là une chanson m'appelle : Slipped Away. Oui, c'est vrai I remember that day you slipped away. Oh it's so sad. On ne s'en remet jamais pas vrai ? J'me sens pousser des ailes ce soir, non des plumes plutôt ? Je crois que je pourrais encore continuer à écrire des heures pour ne rien dire, juste pour le plaisir de me plaindre. Mais pour vous ça s'arrête là. C'est tout ce auquel vous aurez le droit. Alors, rassasié ?